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Tentation, Affection, Trahison, Déception

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Mercredi (18/11/09)
Raconte moi une histoire

Son dos la faisait souffrir. Son corset l'étouffait. Elle restait droite, fière, jolie poupée de cire dans ce lugubre décor blanc. Elle entendait au loin les cris d'allégresse des gens, qui la félicitaient. Ainsi donc, on pouvait dire "Vive la demoiselle", "longue vie à elle", le jour ou tout cessait ?

Le silence la figea. Soudain il n'y avait plus rien. Elle ferma les yeux en sentant son corps tomber. Le souffle lui manquait, et elle ne souhaitait pas se battre pour l'homme qu'elle aimait. Tout devait se finir ce soir la. La vie et son père l'avaient achevée. Des larmes coulaient doucement sur ses pâles joues poudrées répandant une coulée de mascara marron. Elle doutait. Son corps étendu se vidait, doucement, tout comme sa tête. Délicieuse délivrance, tension tentatrice, ses muscles frémirent une dernière fois. Sa poitrine tomba lentement, le plus doucement et délicatement du monde, avec un bruit de brise légère.

Elle l'avait déçu, tout comme il avait joué avec elle. Mais tout était fini maintenant, elle était libre.

Vive la mariée ! Vive la mariée ! Longue vie à Elle !

Ecrit par Lady M, à 20:57 dans la rubrique "Histoires et Pornographie".
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Mercredi (28/10/09)
Voyage en lieu froid

--> D loves M, isn't it ?

Le train filait à toute allure, ponctuant les minutes de ses petits "tac-tac-tac-tac". Le contrôleur était passé depuis un bon moment, et la nuit était tombée. Le voyage reliant Paris à Prague durait dix heures.

Dans un compartiment, un jeune couple s'enlaçait, tout à fait détendu. Les rideaux étaient fermés, leur laissant une intimité parfaite. La jupe de la jeune femme était relevée, et le pantalon du jeune homme n'était plus boutonné. Les deux jeunes gens s'embrassaient, tantôt passionnément, tantôt tendrement, et leur mains les déshabillaient lentement.


Ce fut la jeune fille qui parvint la première au sexe de son aimé, tandis que dehors, des forêts passaient en petits groupes de verdures sombres dans la nuit. La lune éclaira quelques instants le visage du garçon. Ses yeux marron et verts étaient plongés dans ceux bruns de sa moitié, tandis qu'elle caressait son sexe tendu, et sa main se frayait un passage entre les différents tissus qui recouvraient le corps aimé. Leur jambes s'emmêlèrent plus encore, lorsqu'ils commencèrent à se masturber mutuellement. Leur respiration devint légèrement désordonnée.


Le demoiselle repoussa doucement la main qui la caressait, et se mit face à face avec le jeune homme, en lui souriant doucement. Elle embrassa son amour du bout des lèvres, d'abord sur la joue, puis sur la bouche, dans le cou ou elle laissa une très légère marque, avant de descendre. Elle embrassa le torse en déboutonnant la chemise qu'elle laissa entrouverte, frôla le ventre, et se retrouva à genoux. Elle reprit des caresses peu appuyées sur le sexe tendu devant elle, avant de l'embrasser. Elle fit d'abord des baisers papillons, avant de donner des petits coups de langue. Elle fixait son compagnon, ne le lâchant pas du regard, prenant plaisir à voir ses beaux yeux s'assombrir de plaisir. Elle passa sa langue sur toute la longueur du pénis, avant de le prendre en bouche. Elle suça très lentement, et très tendrement, tout en caressant les testicules. Elle ferma les yeux, et sentit une main lui caresser les cheveux, sans pour autant lui imprimer un mouvement de tête. Comme toujours, elle apprécia le fait qu'il la laisse faire, et elle accéléra un peu le mouvement.


Juste avant de jouir, il lui enleva son sexe de la bouche. Il la regarda, et se pencha sur elle pour l'embrasser.

«Je t'aime»

Ce fut un murmure, un soupir à peine audible, mais elle le comprit, et l'embrassa encore plus fort. Il la releva doucement, la positionna sur lui sans quitter ses lèvres, et la masturba quelques minutes.

Il l'allongea ensuite. Il ne pouvait rester seul à avoir du plaisir. Il écarta doucement ses jambes. Il commença par embrasser son mollet. La peau était douce et pâle. Il remonta jusqu'à la cuisse, toujours en embrassant la peau, et en massant l'entre-jambe. Elle soupira. Il survola son sexe, pour embrasser son ventre. Elle ondula du bassin, comme une requête, qu'il s'empressa de satisfaire. Il déposa ses lèvres tout doucement sur le sexe lisse de la demoiselle, et commença à le sucer, à l'embrasser. Elle se laissa aller aux caresses, se laissant bercer par les mains sur son ventre et contre son intimité, et par la langue et les lèvres qui la masturbait. Elle sentit qu'il la pénétrait doucement, à une allure frustrante. Elle gémit un peu de mécontentement. Il s'en amusa discrètement, et fit mine de ne pas comprendre. Comme elle commençait à onduler du bassin, il se décida à accélérer un peu.


Elle ondula encore plus, de plaisir cette fois, jusqu'à ce que les douces lèvres qu'elle aimait tant embrasser la mena au plus haut de son plaisir. Elle poussa un ultime gémissement, et laissa son corps se détendre, en attendant que celui de son amour se mette sur elle. Elle le regarda amoureusement, savourant leur peaux dénudées qui se frôlaient plus qu'elles ne se touchaient. Ils échangèrent un long baiser, tandis qu'ils fusionnaient. Leurs corps se réunirent une fois encore, mais l'acte était moins doux que la masturbation, c'était beaucoup plus passionné, beaucoup plus vif. Les paysages continuaient à défiler, de plus en plus froids, tandis que l'air se chauffait dans la cabine. Ils entrelacèrent leurs doigts au moment ou ils jouirent.

Il restèrent collés l'un à l'autre durant toute la nuit.

Ecrit par Lady M, à 16:01 dans la rubrique "Histoires et Pornographie".
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Samedi (24/10/09)
Haine

Elle s'enferma dans sa chambre en pleurant, et laissa son corps tomber le long de la porte. Elle était à bout, son corps meurtri n'en pouvais plus, et son âme était torturée. Encore une fois, il l'avait frappée, il l'avait même traité de "petite pute", il lui avait dit " Des que quelqu'un passe tu écartes les jambes, et pour moi, rien, RIEN !?". Et elle avait pleuré, parce qu'elle se sentait coupable, elle pensait qu'il disait la vérité. Comment cela aurait il pu être autrement ?

Elle entendit ses pas lourds dans l'escalier, il arrivait. Elle se recroquevilla, se cala fort contre la porte, pour qu'il ne puisse pas l'ouvrir. Mais il était aidé par la Haine. Il défonça la porte, faisant voltiger la jeune fille à l'autre bout de la pièce. Elle resta allongé, tandis qu'il avançait vers elle. Elle ferma les yeux, elle ne voulait pas le voir arriver. Mais elle sentit. Le premier coup de pieds lui fit atrocement mal. Puis la douleur s'estompa, elle sentait juste son corps cogner dans le mur, sa tête se fracasser brutalement, et elle commença à vomir, tout en suffoquant. Alors il s'arrêta, il la souleva, et la jeta sur le lit.

Il se mit sur elle, lui donna plusieurs coups de poings, puis s'assit. Elle savait que rien n'était fait, que le pire restait à venir. Il alluma une cigarette, tira dessus, souffla longuement, avant de prendre la bras fin de la jeune fille qui portait maintes traces de brulures. Il écrasa le bâtonnet de tabac dans le creux tendre et blanc de la chair, et la jeune fille hurla. Il ralluma la cigarette, et recommença plusieurs fois.

Il la regarda. Elle était en position du fœtus, ultime protection contre lui, son maquillage noir coulait, en emportant la jolie couleur pale de sa peau, révélant des traces de coups. Elle ressemblait moins à une prostituée, maintenant que ses couches de maquillage partaient. Il se mit au dessus d'elle, l'écrasa de son poids, et lui arracha ses habits. Il la voulait, maintenant. Il se déshabilla lui même, et lui enfonça son sexe dans la bouche. Elle tenta de résister, mais il la frappa, et lui boucha le nez. Elle fut obligée d'ouvrir la bouche pour respirer, et il entra de force. Elle le supplia d'arrêter, d'être raisonnable. Il lui viola le corps, une fois de plus, de ses gros doigts sales. Elle hurla, priant pour que quelqu'un l'entende. Mais personne ne vint. Elle s'évanouit.

Quand elle revint à elle, son corps n'était que douleur. Elle remarqua un petit tas de vêtements neuf qu'elle enfila. Une fois de plus, tout était court, hormis les bottes. Elle s'enferma dans la salle de bain, se regarda, et se trouva ignoble. L'eau qui coulait sur elle n'enlevait pas la crasse mentale qui la recouvrait. Elle s'habilla rapidement, et descendit. Elle le remarqua immédiatement, et, comme tout les soirs, elle murmura :

"Pardon d'être une pute, papa".





Alors, petite explication. Ce texte est choquant. Normal, c'est de l'inceste et du viol.
Mais pour moi il est très important, parce qu'il exprime bien cette impression très bizarre des victimes d'être de mauvaises personnes. Je veux dire... WOW, ces gens se font violer et ils se taisent parce qu'ils pensent être fautifs. Le pire, c'est quand c'est un parent (dans le sens large) qui viole.
Bref, je suis révoltée par ces viols, et je rappelle que dans mes histoires, c'est bien l'amour que je privilégie. Et que mon papa est quelqu'un de très gentil qui ne me fait que des câlins-accolades quand je pleure.

Ecrit par Lady M, à 22:42 dans la rubrique "Histoires et Pornographie".
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Samedi (03/10/09)
Essai d'écriture

Création du personnage :

Il se tient droit, et met en valeur ses muscles.
  De longs cheveux noirs coulent le long de son dos, en s'arrêtant sur ses épaules. Deux mèches plus courtes passent devant ses longues oreilles pointues, et s'arrêtent à la hauteur de ses pectoraux. Ses yeux rouges sont ceux d'un chat serpent, d'un rouge sang intimidant. L'elfe ne porte qu'un pantalon de toile beige, ses pieds sont nus. Ses bras sont longs et fins, sont terminés par des mains à quatre doigts, dont un pouce. Chaque doigt comporte 5 cinq articulations.
Les orteils sont eux aussi au nombre de quatre.
Le torse est musculeux, et maigre, ce qui rend une impression très étrange.

L'être est visiblement un chasseur, car ses articulations et ses muscles lui donnent une force particulière pour tuer. Ses doigts sont pointus, ce qui permet de les enfoncer comme une lame dans la chair à découper.




Il s'attache particulièrement à la nature, et ne survis que grâce à elle. Il aime chaque être même s'il en tue un bon nombre pour se nourrir. Il ne tue d'ailleurs que ce dont il a besoin.  Ses dents pointues lui permettent de manger de la viande même crue, et son métabolisme peut survivre avec uniquement des racines pendant plus de dix mois.



On verra bien si ça sert un jour...
Ecrit par Lady M, à 22:56 dans la rubrique "Histoires et Pornographie".
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Samedi (15/08/09)
Je voudrais perfectionner mon monde.

Je me prépare enfin à quitter ce qui me reste d'enfance.

Je choisi ce qu'il y aura sur mon petit espace personnel, au lycée. Ce n'est pas forcément facile. Je sais que je veux un dessin d'ange, mais je ne sais pas lequel choisir exactement. Je sais que je voudrais mes règles, mais je ne sais pas si je pourrais les afficher, comme le lycée est laïque. Je veux l'aquarelle de ma soeur, pour avoir un joli paysage quand je m'endors, et je voudrais une représentation de Bélial. Une de femme enceinte aussi.

C'est vrai que j'ai cette passion pour les images de femmes enceintes. Depuis quelques mois, depuis ma peur d'avoir un enfant et de le tuer en fait. J'en ai une très jolie sur le mur. Mon mur... c'est certainement ce qui me manquera le plus, au lycée et à Paris : le mur au dessus de mon bureau. Tout ce que j'aime, tout ce que je suis y est.

Je me demande toujours ce que je vais faire de cet endroit. Je me rends compte que quoi qu'il arrive, l'équilibre sera bouleversé. J'ai déjà deux carnets ou écrire, dont un magnifique, mais les ressentis ne sont pas les mêmes.

Je sais en attendant que ma chambre est un sanctuaire, et que je serais heureuse d'y revenir le plus souvent possible.  Pas forcement à cause des posters, ni a cause des citations, pas non plus pour les guitares et la (les) bibliothèque(s) pleine(s). Pas non plus pour l'ordinateur, pas pour l'ange qui veille sur moi (merci encore Pauline). Mais juste pour tout le vécu et les CD qu'il y a dedans, et qui me sont liés, à la vie, à la mort.

Franchement, ces formes sont magnifiques...
Ecrit par Lady M, à 20:57 dans la rubrique "Histoires et Pornographie".
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Jeudi (13/08/09)
Minute de Déchéance

--> Minute of Decay
Blood everyhere,, I look around me. Darkness. Alone, with a thousand evils with me.

I have to search and find a light into me. I must leave the limbo. I can't die, because I promised to my friends, but I'm feeling... cowardly ? weak ?

Perhaps my body breaths not. Perhaps I'm dead.

You can kill yourself now because you're dead in my mind...
Marilyn Manson


I have to live. It's getting late. I wanna be... I have to return !

Blood in my mouth.

Open my eyes?

Slipknot on my neck, no oxygen.

Fuck...

Open mouth.

Air.

I'm alive a last time.
I knew that I could do it.

May 27th

Ecrit par Lady M, à 17:25 dans la rubrique "Histoires et Pornographie".
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Hypocrisie

Les gens se font une idées fausses des autres.
Un mot de travers, et les ragots fusent, vous transpercent les oreilles.

"Et tu savais que Intel à coucher avec Bidule après avoir sucer Truc ?"

"J'ai appris par Machine qui savait de Muche qui le tient de Bougli que tu me trompes avec Pouet !"

"En fait félicitations pour tes fiançailles avec Machintruc !"

Bien souvent, évidement, on est le dernier au courant. On s'étonne, on s'exclame, et le monde à une image encore plus mauvaise de vous.

Way, peut être que c'est juste le coup de cette petite bande de putes qui m'est resté en travers de la gorge...
Ecrit par Lady M, à 00:25 dans la rubrique "Histoires et Pornographie".
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Dimanche (12/07/09)
Baby blues

Elle était dans cet état depuis le huitième mois de sa grossesse. Ce qui faisait trois longs mois ce jour là.

Elle restait seule, enfermée dans sa chambre, elle broyait du noir dans la pénombre, dans la triste chaleur d'une couverture chauffante. Elle refusait de voir le bébé, se trouvait grosse, ne mangeait plus, ou pas assez en tout cas. Il lui portait parfois des diners dans la chambre, le soir, se couchait près d'elle et l'enlaçait. Elle le laissait la prendre dans ses bras, mais elle semblait vide, elle ne répondait plus à ses caresses. Elle se découpait en secret les parties de son corps cachées par ses vêtements. Elle souffrait lorsqu'il caressait ses hanches, son ventre et sa poitrine. Elle pleurait en silence quand il dormait, refusait d'entendre parler de l'enfant. Elle le détestait, sans trop savoir pourquoi, elle ne supportait ni ses pleurs, ni ses rires, ni sa vision. Elle restait, seule, allongée, à se boucher les oreilles ou à écouter de la musique pour ne pas l'entendre.

Lui avait peur de la perdre, elle perdait trop de poids d'un seul coup, refusait pourtant de se nourrir, et de sortir de la chambre. Il voyait parfois des couteaux qu'il lui portait avec ses repas revenir ensanglantés, il n'osait plus trop la toucher. Il tentait tant bien que mal de s'occuper du nourrisson, ses parents avaient été appelé à l'aide pour s'occuper du petit durant ses heures de travail. Il jonglait entre trois gros problèmes, il avait peur de sa femme, se demandait pourquoi elle ne supportait pas cet enfant, leur enfant. Il n'osait pas lui confier, lui montrer, il avait peur qu'elle ne le secoua, il avait peur qu'elle ne le tua. Il ne comprenait pas, pourquoi elle se désintéressait de tout, alors que les huit premiers mois avaient été parfaits. Il avait peur que le petit ange comprit qu'il n'était pas aimé. Il avait peur de les perdre.

Fatigué de sa journée, il monta dans la salle de bain, une douche lui ferait le plus grand bien. Lorsqu'il entra, il vit les jambes de sa femme qui dépassait de la baignoire. Il ne s'inquiéta pas, elle adorait avoir la tête sous l'eau, et restait parfois plus d'une minute en apnée. Elle faisait de la plongée et pouvait rester un temps incroyable sous l'eau. Il commença à se déshabiller et décida de la rejoindre. Lorsqu'il s'approcha de la baignoire, il constata que l'eau était d'un affreux rouge. En s'approchant encore, il vit ses deux amours plongés dans l'eau, les bras de sa femme ouverts, avec, dans le creux de ses coudes, l'enfant apeuré. Tout deux avait gardé un visage triste et effrayé dans leur mort. Il s'effondra au sol.

Il ne se demanda même pas pourquoi. Il se glissa dans l'eau glacée, avec son pantalon et ses chaussures. Il prit le cadavre frais de sa femme dans ses bras, et plongea la tête sous l'eau. Sa vision devint rouge, à cause du sang. Il respira. Ses poumons s'emplirent d'eau. Il commença à suffoquer. Plus il cherchait de l'air, plus ses poumons ressemblaient à un aquarium. Il resta calme, malgré la douleur qui le traversait. Il serra ses deux anges, et ferma les yeux.


Je vais bien ne t'en fais pas...

Ecrit par Lady M, à 20:53 dans la rubrique "Histoires et Pornographie".
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Lundi (22/06/09)
Simple as a Kiss

Il se pencha sur l'adolescente. Leurs lèvres s'effleurèrent, mélangeant le violet et le noir qui les peignaient. Il posa une de ses mains sur la frêle épaule, et la demoiselle se haussa sur la pointe des pieds, pour entourer son cou. Ils restèrent ainsi, les lèvres juste posées les unes sur les autres, accrochés l'un à l'autre.

Au bout de quelques instants, il prit à son tour l'adolescente dans ses bras, en la soulevant de terre. Elle lui parut une fillette, légère comme l'air, douce comme une pêche, avec sa façon anodine et timide de l'embrasser, en détachant et en scellant leurs lèvres par petits à-coups. Il avait toujours embrassé des femmes, qui connaissaient l'amour corporel, sexuel, mais jamais une enfant de quinze ans. Il la reposa au sol, se sépara de ses lèvres, et la fixa dans les yeux.

Elle était jolie, sans contestes, mais d'une beauté encore emprunte d'innocence enfantine, qu'il se savait capable de briser en une seconde. Ses cheveux blonds délavés descendaient jusqu'au milieu de son dos en une lente cascade ondulée, cachant à moitié des yeux verts, ou peut être gris, par une mèche rebelle qui retombait en pluie fine sur le haut du visage. Sa bouche, délicate et pleine, portait maintenant un mélange de rouges à lèvres, qui était un violet sombre à l'origine. Un cou fin et gracile portait l'adorable bouille de la jeune fille, et il eu envie de le mordre à sang dés qu'il le vit. Une poitrine discrète se dissimulait sous de la dentelle, des froufrous futiles et un peu de tissu ressemblant à du satin, retombant en une robe noire sur des jambes blanches, couvertes par des bas déchirés.

Il pensa à son propre corps, son instabilité capillaire, en ce moment longs -il passa sa main sur son crâne pour vérifier- ses cicatrices, au nombre de quatre-cent-cinquante, ses tatouages, nombreux, sa lentille blanche à l'œil gauche, son maquillage. Il avait une allure assez effrayante, à vrai dire. Mais cela importait peu, apparemment, car la jeune fille se hissait sur la pointe des pieds pour l'embrasser à nouveau. Il lui offrit ses lèvres.

Elle ouvrit les yeux, en grand, de douleur. Il vit dedans, que l'innocence avait disparu. Il connaissait cette douleur, affreuse, immense, due à la défloration, pour l'avoir vécue durant une relation homosexuelle. Il s'arrêta un instant, la laissant s'habituer à cette chose, remplissant entièrement son petit corps. Elle semblait tenter d'oublier la douleur, en passant ses doigts sur chaque cicatrices qu'elle voyait ou devinait, faisant passer ses membres glacés en une caresse aphrodisiaque. Il soupira, en entourant le cou blanc de sa main. Il serra, et sentit le petit corps se tordre sous lui, réagissant au toucher subtil, s'apprêtant au pire. Sa main caressa la gorge, descendit vers les seins, sur lesquels elle passa trop vite, et s'étendit sur le ventre. Cette relation n'était pas douce, ni tendre, encore moins amoureuse. Elle était simplement destructive, meurtrière, et les deux corps le savaient parfaitement. La jeune fille bougea sous lui, et soupira. Il reprit un mouvement lent, serrant toujours la gorge d'une main, écrasant la demoiselle sous son poids, sous sa supériorité, sous sa célébrité, et ses quarante ans.

Bordel, il se mettait à être pédophile !

En dessous de lui, la petite ondulait du bassin, soupirait. Elle se savait fille d'une nuit, elle savait qu'elle offrait sa première fois à quelqu'un qui n'était pas si important. Pourtant, elle n'avait pas l'air de vouloir regretter ce stupide choix. Elle grogna de douleur lorsqu'il y eut un coup de rein plus puissant, se tortilla en grimaçant, planta ses ongles dans les côtes de l'homme. Il trouva la réaction amusante et recommença. Cette fois ci elle hurla de douleur, car il y avait été bien plus fort. Il décida de calmer son petit jeu, il ne devait pas la dégouter des rapports sexuels, car elle avait l'air plutôt douée, et aurait très bien pu devenir une pure garce, faisant se courber les hommes à ses pieds. Il regarda les ongles noirs dans ses côtes, qui commençaient à laisser de sérieuses traces, et s'excusa, avant d'embrasser les lèvres et le cou de l'adolescente. Il aurait tout son temps après, pour l'amour décadent.

Il arrêta tout mouvements, lâcha le cou gracile, et déposa une multitude de baisers papillons sur le visage, le cou et la poitrine de la demoiselle. Sa respiration s'accéléra, elle commença à respirer plus fort, et il comprit qu'en reprenant doucement, il pourrait lui faire aimer le sexe.

Il se retira de son corps, en lui annonçant qu'ils allaient recommencer, et que si ça n'allait toujours pas, il aviserait. Il lui écarta un peu plus les jambes, la caressa, en la regardant droit dans les yeux. Ses mains passèrent sur le sexe humide de sa jeune partenaire, ses doigts frôlèrent l'entrée. Elle ferma les yeux, et il entra deux doigts, très lentement. Dés qu'il sentit qu'elle se crispait, il arrêta le mouvement, resta en place. Elle s'habitua plutôt vite, et il imprima un léger va-et-viens aux deux doigts cachés. Au bout d'un petit laps de temps, elle gémit vraiment. Il continua jusqu'à ce qu'elle dise d'elle même qu'elle se sentait prête, en ponctuant ces caresses par quelques baisers.

Il la prit dans ses bras, pour la première fois depuis longtemps, il eu un geste protecteur, doux. Il la serra, en caressant ses cheveux de la main gauche, en bougeant le bassin contre le sien, pour ne pas qu'elle perde l'envie. Il embrassa encore sa gorge résistant toujours à l'envie de mordre le cou diaphane, et ne fit qu'un avec elle. Elle ne se tendit presque pas, et il démarra immédiatement les va-et-viens, avec un sentiment de première fois, avec une espèce de sentiment nouveau coincé dans la gorge. Ses caresses, ses mouvements, ses baisers étaient plus doux qu'à l'accoutumée, plus tendre. Il souhaitait plus qu'avec les femmes, il aurait voulu que cette fille cria son nom, son véritable nom, et qu'elle le cria comme jamais elle ne le ferait plus. Sa main caressait la poitrine sans prétention, s'émerveillant de sa beauté simple, admirant les courbes encore enfantines qui ondulaient sous lui.

Il comprit, lorsqu'il la reprit dans ses bras, ce qui lui arrivait. Il se souvint de ce sentiment qui lui avait détruit le cœur, au lycée, de la robe blanche flottante qui l'avait anéanti. Les frottements des deux corps lui faisait du bien comme jamais, et la petite semblait apprécier aussi. Elle avait agrippé l'homme au dessus d'elle, le serrait fort en poussant de petits cris. Les deux corps s'enlaçaient, ne faisant qu'un, partageant même leur pensées, seul le nom changeait. Il s'étonnait de tenir aussi longtemps, se surprenait à se retenir, pour qu'elle puisse atteindre le septième ciel avec lui, voyait ses mains caresser le corps délicat, tandis que sa bouche se repaissait de la gorge douce.

De nouvelles paroles venaient à son esprit, des chansons plus déconcertantes encore que les précédentes, plus choquantes, surtout, mais teintées d'un sentiment qu'il croyait perdu à jamais. Il se voyait déjà lui demandant de ne pas briser son cœur, de laisser à son corps la possibilité de revenir en elle, de pouvoir à nouveau se sentir entier. Il se sentait capable de l'épouser, quitte à se prendre encore un procès, il n'était plus à un prés. Et que soient maudites toutes ses règles qui empêchent l'amour, puisqu'il fallait appeler le mal par son nom. Il imagina la demoiselle dans la robe qui se devait blanche, dans quelque trois ans, lui, avec un de ses costumes étranges, et le pasteur. Il imagina la nuit nuptiale, plus belle encore que celle-ci, il imagina les concerts ou il pourrait chanter pour elle, autant que pour son public habituel. Il était vraiment heureux que les vigiles ne l'ai pas vue se faufiler vers sa loge, ce soir là. Il l'imagina aussi sur scène, dansant dans une robe à froufrous de dentelle, légers et doux, il imagina les caméras braquées sur eux. Un mariage qui n'aurait pas lieux à Las Vegas, la ville des mariages éphémères, il se le promit.

Leurs cris mêlés le firent revenir à la réalité. Pour l'instant, il était pédophile, en plus d'être soupçonné violeur, fou et maître de cérémonie sataniste. Il profita encore plus, son âme, pour peu qu'il en posséda une, semblait à des milliards d'années lumière de là, il ne sentait que le plaisir. Ce plaisir. Celui qui le submergea lorsque sous lui, la jeune fille hurla son nom. Pas celui de scène, le vrai. Elle continua à murmurer quelques Brian, tandis qu'il s'effondrait à ses côtés. Ils se lovèrent l'un contre l'autre, et ils sombrèrent dans un délicieux sommeil, tandis que leurs cœurs reprenaient un rythme lent et régulier.

Don't break, don't break my heart...

Ecrit par Lady M, à 22:08 dans la rubrique "Histoires et Pornographie".
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Jeudi (04/06/09)
Uterus

Je sens un rien absolu en moi. Heureusement.
Ma raison s'effiloche, elle coule le long de mon corps, glisse lorsque mes doigts tentent de la rattraper. Je ne pourrais jamais être psychiatre.
Je sens le fond, et je ne m'affole plus.

Corde, flingue, medoc, noyade, plus rien ne m'effraye. Même l'immolation me fait sourire.

Et je sens la fin
Ecrit par Lady M, à 21:29 dans la rubrique "Histoires et Pornographie".
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