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Mardi (03/11/09)
Un peu de féminité...
" A l'époque ou tout est mécanique et automatique, je me branle toujours à la main...-Putain, dis pas ça, t'es une fille ! - Et alors ?" J'ai envie de reprendre les grunts et le chant en général. Avant j'avais une voix de tête. Celle ou tu tiens pas plus de 5 minutes, parce que ça t'explose le crâne de l'intérieur, et tu as l'impression que tu vas retapisser la pièce avec ton cerveau. De toute façon les autres gens aiment pas non plus... Avant j'avais trois grunts... Maintenant à p'us... Parti le nasillard, parti le fluide, parti la purée... Tout ça parce que j'ai pas été encouragée. Ma mère qui disait que ça m'abimait la voix, que c'était moche, que BORDEL, t'es une fille. Ben oui et ? J'aurais pas du l'écouter. Encore une belle connerie... J'ai envie de partir moi... De tout recommencer. Une nouvelle vie à partir de rien. Si tout part, si tu n'as plus aucuns objets, tu es libre. Bon, il reste les gens, mais on va pas attendre qu'ils crèvent... Quand même ? On... On... Tu parles ! Je suis la seule à penser ça... Alors je suis bizarre. Peut être. Ouais ça doit être ça. Y a Rammstein sur Radio Libertaire... J'ai les ongles longs, bien limés, joliement colorés de beige, j'ai un noued-noeud dans les cheveux, un corset qui me serre trop les poumons, une jupe longue qui m'empêche de bouger, du mascara water-proof, une legere ombre à paupière et le visage blanc de poudre. Et je suis pas assez féminine ? Merde ! Voila, c'est tout. Et tu sais quoi ? Je m'en fous. (Mais tu peux pas t'en foutreuh ! Gnagnagna). Ta gueule... C'est quoi l'intérêt ? Hé bien qu'il n'y en a pas justement. Tout ne peut pas être constructif, compréhensible et bien écrit, à la plume délicate et au sang. Décidement on peut pas être parfait, et si je veux fuir c'est parce que j'ai peur. De moi, du fait que j'ai plus faim, de Toi, de l'Amour, de Lui, de la haine, de Nous, de la pluie, de Vous, du soleil, d'Eux, de dormir. Et je deviens une jolie poupée de cire, toute maigrelette (pour rester mince, sauf dans sa tête). Regardez moi dans les yeux. J'ai dit les yeux ! Je veux sortir des accablantes sueurs nocturnes, sortir des mers de sang croissantes, perdue en toi comme les Samedis soirs, cherchant les rues avec des chambres avec vues sur... Seulement mourante pour être sauvée... Enfuie toi. Where is my mind ?
Alors, pour ceux qui ont pas de culture, les références :
- The Big Lebowski ~> branlette
- Benighted ~> grunts - 99 Francs ~> Maigrelette - Wonderbra ~> Regardez moi [...] Yeux ! - Converge ~> Je veux [...] Enfuie toi. - The Pixies ~> Where is my mind
Tout ceci n'a pas de sens... C'est pour cela que je t'intrigue.
Ecrit par Lady M, à 22:56 dans la rubrique "Pensées".
Dimanche (01/11/09)
La Mort
--> Les Autres
Vous vous réveillez et vous êtes en Enfer. Le Styx vous y a déposé.
Vous vous réveillez et vous avez 70 ans. Vous perdez la mémoire, mais avez le mérite d'être sage. Vous avez une belle vie derrière vous, et pouvez vous vanter de beaucoup de choses.
Vous vous réveillez et vous avez 30 ans. Vous êtes encore jeune, et vous auriez pu apprendre tant de chose encore. Vous commenciez à comprendre, et vous aviez enfin une famille.
Vous vous réveillez et vous avez 15 ans. Vous êtes trop jeune, vous qui rêviez encore hier de liberté et de voyages. Vous ne connaitrez jamais l'indépendance qui vous donnait des ailes.
Vous vous réveillez et vous avez 5 ans. Vous pensiez que votre vie serait beaucoup plus longue, et maudissez la mort de vous avoir séparer de vos chers parents. Vous pleurez de ne plus grandir.
Vous vous réveillez et vous avez 1 an. Vous ne pouvez même pas comprendre que vous êtes mort, puisque vous n'avez jamais réellement vécut. Vous regardez les choses avec des yeux ronds.
Vous vous réveillez et vous n'êtes même pas né. Vous êtes une crevette humaine qui ne comprend même pas qu'elle n'a jamais été voulue par personne. Vous êtes le néant de ce monde, vous êtes l'importance même.
Ecrit par Lady M, à 19:35 dans la rubrique "Pensées".
Lundi (26/10/09)
Je suis juste une enfant quand je suis seule
Fallait pas me laisser tu vois ? Il est beau le résultat ! Je fais rien que des bêtises quand t'es pas la. Haem... Il faut de tout : bébé Lili
Ne me laisse pas toute seule pendant 10 jours, mon amour, revient me chercher. Je veux que tu m'attende quelque part. Savoir que tu es la.
Encore une fois, encore une fois, regarde le résultat, encore une fois je voudrais te demander pourquoi, encore une fois je voudrais te dire excuse moi, encore une fois, raconte moi... Impro sous la douche
Pourquoi es tu parti ? Pourquoi ne puis-je pas te voir ? Normalement, aujourd'hui, j'aurais du te sauter dans les bras après avoir posé mon gros sac. Mais c'est les vacances... Et nous ne nous voyons pas.
Et comme tu n'es pas sérieux, comme tu n'as pas travaillé comme il fallait, tu ne te connectes pas. Je ne m'inquiète pas, parce que tu as dit que tu ne pourrais surement pas, mais j'ai envie et besoin de te parler.
Reviens moi...
Ecrit par Lady M, à 20:27 dans la rubrique "Pensées".
Dimanche (18/10/09)
Jane Doe
--> Converge
These floods of you are unforgiving Pushing passed me spilling through the banks And I fall Faster than light and faster than time That's how memory works At least in the dark where I'm searching for meaning When I'm just searching for something I want out Out of every ackward day Out of every tongue tied loss I want out Out of the burdening nightsweats Out of the rising seas of blood Lost in you like saturday nights Searching the streets with bedroom eyes Just dying to be saved Run on girl, run on
Je suis très triste de ne pas pouvoir passer souvent ici. Je me rattraperais pendant les vacances. En attendant, voici la chanson que j'écoute en boucle depuis que j'ai revu le fantôme de mon passé.
Et celle-ci aussi.
Ecrit par Lady M, à 22:05 dans la rubrique "Pensées".
Dimanche (11/10/09)
A la découverte du Je
J'ai revu le fantôme de mon passé. M'a-t-il reconnue ? Je n'en sais rien. Mais nos regards se sont croisés, et j'ai pu une dernière fois me noyer dans ses yeux glacés. Finalement, je me suis rendue compte que ce n'est pas forcement le fait qu'il soit en couple qui me glace d'horreur, mais plutôt le fait qu'il ai pu si bien m'oublier, quand je meure encore de lui. Et je me demande, finalement, qui je suis pour être aussi minable. Je n'en suis, à l'évidence, pas amoureuse, et ne l'ai jamais été... Mais j'aurais voulu retrouver celui qui m'a dit "Tu es une tiote soeurette". Retrouver cet exemple, qui m'avait donné un peu de confiance en moi. L'avoir revu m'a détruite. Je n'ai pas osé lui parler. Pour lui dire quoi ? Mais j'ai pleuré, et j'en ai eu honte, parce que ça ne valait pas la peine. Pas la peine d'inquiéter ceux que j'aime, pas la peine de Le faire pleurer. Tout ça pour un fantôme qui ne me reconnait même pas, et qui n'en sera sans doutes plus jamais capable. Je ne veux inquiéter personne. Pourtant je sens bien que depuis vendredi, tout en moi change, mon corps redevient celui qu'il était il y a un an, quand mon esprit à compris que jamais plus... Jamais plus il n'y aurais de promesses ? Jamais plus je ne croirais ceux qui disent être "honnête et de bonne parole" ? Jamais plus mes ami(e)s ne voudraient me voir dans les bras d'un jeune adulte ? Jamais plus ma poitrine ne serait vierge ? Jamais plus je ne pourrais... guérir ? Moi qui pensais être saine de lui, le revoir me rappelle ce funeste soir, ce funeste matin, ou pour me rapprocher de lui j'ai franchi une limite que je ne voulais pas. Je voulais juste... Effacer ça. J'avais compris, j'avais tellement compris... Il n'y avait pas besoin de couper tous les ponts, il n'y avait pas besoin de disparaitre, je savais que je devais être la soeurette, et rien de plus, j'avais compris, j'aurais pu, j'aurais tellement pu être juste la petite soeur que tu aurais... J'aurais pu tout changer, n'est ce pas ? Je... Ne t'aimais pas.
Ecrit par Lady M, à 21:42 dans la rubrique "Pensées".
Mercredi (30/09/09)
Regrets éternels
Et même si on regrette, on n'efface pas le passé, il ne nous reste plus qu'a être rongé par ses soins. Le laisser pourrir notre cœur, puis notre corps. Nos mains, de désespoir, déchirent nos chairs, qui s'infectent. La peau devient noire, les médicaments restent inefficaces. Le sang lui même devient impur, et atteint le cœur qui lentement s'arrête de battre. Le corps tombe dans ce passé dévastateur. Malgré les belles paroles, tous nous oublient. Personne ne regarde plus les photos ou notre sourire est présent, personne ne parvient à se souvenir de notre nom. On reste une ombre à jamais.
J'ai peur d'être comme cela...
Ecrit par Lady M, à 20:55 dans la rubrique "Pensées".
Samedi (19/09/09)
Une société
Il faut se ré-approprier ce que nous touchons, ce que nous lisons, ce qui nous entoure et qui ne nous appartient pas.
Il faut donc se ré-approprier la République.
" Qu'est ce qui nous prouve que notre démocratie est plus juste que la démocratie Athénienne ?-Rien, nous ne pouvons pas savoir" Je rêve d'une assemblée, je rêve de gens semblables pour leurs idéaux, alignés, égaux, prêts à tout pour défendre leur liberté. Je rêve de T-shirts et de slogans anarchistes, je rêve de rêves. Je rêve de mon frère à côté de moi, prêt pour l'Insurrection qui vient, prêts à être là pour l'action. Je rêve de la main d'un inconnu dans la mienne, d'un cri de désir. Je rêve d'une foule qui ne ferait qu'un, une foule qui agirait d'elle même sans excès. UTOPIE ?
Une main dans le dos, rassurante, un regard, un pas. Sourire. Blague vaseuse et pourrie. Slogan. Police. Peur. Mains serrées. Chaine vivante. Fierté. Tendre. Les. Mains. Et. Les. Accueillir. Je sais ce qui se passerait. Une matraque dans la tête, le poignet de force inutile contre les trois gorilles sur moi, voir mon frère, comme moi au sol, impuissant, Renan qui essaye de s'en sortir, la douleur. Les membres déchirés par l'asphalte, les coups et blessures, et les injures de la police. Sentir des mains affreuses le long de mon corps fragile, perdre mon frère de vue. Pourtant, je continue mon rêve, je continue de croire qu'un jour, réunis sur différentes musiques, à Paris, nous serons des centaines, peut être des milliers de toute la France, ensembles pour une liberté trop méritée. Pour renverser un pouvoir qui tourne à la tyrannie. Pour faire taire un abruti, qui ne sait rien de son pauvre pays en putréfaction. Pour élever un peuple, pour ne devenir qu'une chose fragile et parfaite. Limiter le pouvoir en l'offrant au monde entier. Ho, bien sur, il y aura des gens stupides, des meurtres, des vols et des viols, mais peut être moins que dans une autocratie, une monarchie ou une démocratie. Parce que les gens sont forcément plus reponsables. Je crois. J'imagine, ho j'imagine tellement les villages autogérés, j'imagine tellement ma vie là-bas ! Je voudrais tant que ça m'arrive, si tu savais. Je voudrais que tu sois la près de moi quand je serais une femme responsable, quand je ne choisirais pas pire ou moins pire comme tu as pu le faire autrefois, mais quand je m'affirmerais enfin ! Je voudrais tant que tu sois fier de moi, que tu me fasses enfin le sourire que j'attends depuis que tu es parti au lycée, puis à la prépa, à la fac et maintenant en master. Un jour, nous serons dans cette foule qui luttera pour sa liberté, j'en fais le serment pour nous deux, Grand frère !

Ecrit par Lady M, à 23:13 dans la rubrique "Pensées".
Dimanche (13/09/09)
Le Parfum
En français, je dois lire le livre : Le Parfum.
Ca m'a amené à me poser des questions sur les odeurs, et nos façon de les qualifier.
Par exemple, le cuir à une odeur chaude et sauvage, il me donne du courage, et me protège. Un parfum féminin est sensuel, doux et réconfortant. L'odeur mâle, elle est agressive et forte, elle prend possession de tout ce qui l'entoure. Un bébé à une odeur que je déteste, celle du lait. Il sent le chaud, mais cette odeur me donne la nausée. Les vieilles personnes sentent le savon et la lavande, c'est doux, c'est frais... Le sang à une odeur spécifique, un mélange de rouille et de métal poli. Le bois fleure la nature, la liberté, c'est une odeur qui fait voyager et rêver.
Et moi ? Mon odeur, je la sens tellement que je ne la remarque plus. Elle passe inaperçu à mon sens.
C'est frustrant...
Ecrit par Lady M, à 23:05 dans la rubrique "Pensées".
Mercredi (09/09/09)
Ne jamais écrire sous la colère.
HATRED
Arrêtes. Arrêtes de toucher mon corps, même s'il vient de toi. Mes origines me dégoutent à présent. Je ne voudrais que nos morts. Si douces, si proches, allons, tue celle qui aurait du être ton enfant, étouffes la dans tes attentions dégoutantes. Étrangles la de ton bon sens ironique. Mes amis ne sont pas déséquilibrés, parce que je suis pire qu'eux tous réunis. Mes amis ! Tu ne l'es à même jamais rencontré ! Comment peux tu juger sur des mots , sur des délires adolescents ? Et, trouves moi ridicule si tu le souhaites, mais sans ce bout de tissu, je ne survivrais pas à tes mots. J'ai besoin de ça. Rien n'est exagéré, tout est pensé. Les petites billes de poison sucré coulent le long de ma gorge. Oh, oui, emmènes moi chez le médecin, dit lui, explique lui ce que je suis. Regarde, regarde quelle sorte de monstre tu as enfanté, regarde l'horreur que tes gènes m'ont transmis. Et toi, quand ta folie se déclenchera-t-elle ?
Ecrit par Lady M, à 20:25 dans la rubrique "Pensées".
Mardi (01/09/09)
Tout a un goût d'adieux
Et peut être cette fois plus que les autres.
Tout est prêt, sauf moi, bien sur. Tout est bien empaqueté, réduit à l'état d'un bagage. Bien sûr j'en ai oublié. Bien sûr des choses manqueront à jamais. Mais voila. Je suis d'une humeur massacrante, à cause du stress, j'agresse tout le monde pour rien. Une douche et une infusion me feront du bien.
Demain, enfin, plus ou moins, on aura tous enfin la réponse de ce que va devenir ce tout petit endroit de la blogosphère. Je suis un peu effrayée par tout ça. Le début de l'indépendance, le début du doux goût sucré de la liberté ! En espérant qu'il ne soit pas amer, bien sur...
Je suis étonnée d'avoir changé si peu durant ces deux mois. Il y en a eu deux ? Bref, heureusement que c'est la rentrée, car je ne tiendrais plus longtemps ce rythme effréné.
Le temps me semble bien diffèrent à présent. Je n'ai plus les mêmes rêves qu'hier. Comme c'est étrange. Il faut que je pense à mettre mon cœur dans le fondde ma valise.
Demain, je serais plus grande qu'autrefois.
Ecrit par Lady M, à 21:03 dans la rubrique "Pensées".
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